Londres

Destination Londres, allez c’est parti, Hyde Park me voilà, il fait beau et bon, un bruit de sonnette se rapproche de moi, le cycliste m’évite et me fait un geste pas très amical, j’ai atterris sur la voie réservée aux cyclistes, je me décale pour ne plus les déranger, j’ai du mal à m’y faire à ces règles mais ici il y a beaucoup de monde donc celle ci je peux la comprendre, les sportifs sont de sortie, ils courent où ils font du vélo, certains n’utilisent pas le vélo pour faire du sport, c’est juste pour ce déplacer, qu’ils soient en jogging ou en costard. L’ambiance est agréable, les parcs ont cette force, ont cette vertu, ils rendent les gens souriants et apaisés, deux caractéristiques qui se marient assez souvent. Une mère joue avec ces enfants, toute la famille a le sourire, elle ne vient pas là pour fuir un monde morose, elle veut juste embellir une vie dont le décor lui semble joyeux, son mari n’est pas là, il doit travailler dans un bureau et son salaire permet à sa femme et à ses enfants de profiter de la simplicité de la vie, s’il était là il serait sûrement entrain de lire un mail sur son téléphone ou entrain de discuter au téléphone, chaque sourire que lui offre ces enfants et sa femme viennent des billets qu’il fait imprimer par un effet collatéral. Il est sûrement cultivé et il est presque sûr qu’il puisse avoir des réflexions profondes mais il est proportionnellement sûr qu’il en oublie les bases du bonheur dû à une vie naturellement simple. Ce débat n’a pas de fin ni même de début, ce n’est qu’une chose à savoir parmi l’infinité de situations que cette planète, que ce monde puisse créer. Je décris une des situations qu’il est possible de voir tout en sachant qu’ils en existent une quantité infinie. Je pars dans le parc, je veux profiter de cette sensation de bonheur que me reflète les êtres qui m’entourent. Il y a beaucoup de bandes de jeunes qui viennent ici pour regarder le temps passer, en en ressentant aucun regret, je ne sais pas si ils sont entrain de réfléchir ou s’ils sont juste à la recherche d’une sensation de vide. D’autres jouent au foot ou à d’autres sports et bien sûr il y a les touristes, ils sont plus content d’être dans Hyde Park que d’être dans un parc, c’est l’effet tourisme, ce qui compte c’est la notoriété de la destination et non la particularité, la subjectivité de l’environnement dans lequel ils se trouvent. Je parle là d’un syndrome qui touche une majorité de touristes et de destinations, c’est mon avis, qui peut être est faux, je précise que pour moi Londres n’est pas une destination quelconque contrairement à Barcelone où à d’autres villes du même genre qui manquent de personnalité, tout comme la majorité des touristes que l’on y trouve, ceci dit je peux comprendre que Barcelone attire du monde mais mathématiquement parlant on ne peut pas dire qu’humainement parlant ce soit transcendant comme environnement, là encore c’est propos n’engagent que moi. Les canards barbotent dans les points d’eau, les enfants courent dans l’herbe, les écureuils se baladent d’arbres en arbres, ils se sont habitués à la promiscuité avec l’être humain. Je suis seul au milieu de tous ces gens qui partagent un bon moment, cela ne me pèse pas vraiment, je suis là pour observer les êtres humains dans les différents mondes qu’ils traversent mais cela n’empêche que je me sentirais plus à ma place dans un bain de foule. Je retourne à mon point de départ, au nord du parc, sur le chemin qui longe la route qui est bordée de ces immeubles si caractéristiques de l’Angleterre. Direction le centre ville et ces rues bondées de mondes, j’arrive au départ de cette avenue qui va m’emmener dans un monde appart, le monde du Londres de la finance, je me sens partir dans mes visions internes, je suis là sur ce trottoir, je ne bouge plus, des centaines de gens passent à coté de moi sans apercevoir que je ne suis qu’un corps sans vie mais dont l’esprit est en pleine réflexion, je n’ai pas besoin d’aller plus loin pour savoir où je suis. Je suis dans un monde qui s’appel Londres, il est basé sur une ossature précise et assez rare, l’ossature visuelle de cette ville est basé sur le capitalisme égoïste dont la colonne vertébrale est la Finance, le Luxe, le Confort, la Droiture, la Technologie et la Réactivité. Il est possible de démultiplier c’est critères et d’y ajouter les Tailleurs, les Costards, les Monuments, les Pubs, les Restaurants, les Buildings, les Voitures de Luxe, les Logements Confortables, les Appareils de haute Technologie qui sont autant de pubs gratuites pour la marque à la pomme, qui est un indice infiniment plus puissant que celui de la SG. La mondialisation politique et financière a effacé les temps de pose, dans les grosses entreprises ont vie a un rythme international donc en flux tendu. Je pourrais continuer de démultiplier tous ces mots, toutes ces images pour pouvoir découvrir le squelette de ce système mais ce projet mérite un livre à lui seul. L’ossature de Londres s’appelle Apparences, Londres est une ville vitrine car sa caractéristique principal est la projection matérialisé. Les fourmis de Londres se comportent de la même façon que lorsque que l’on leurs amènes leurs assiettes quand elles sont au restaurant, de la même façon qu’elles regardent le flot de voitures de luxes qui se pavanent sur les boulevards. Ici on vous offre du rêve matérialisé à tous les coins de rue, les immeubles, les costards et tailleurs sur mesures, avec les chaussures, la montre, le portable, la tablette et la voiture qui va avec. Ici j’entends battre le cœur de l’occident et je visualise son équation qui est constituée de biens qui sont beaux et chères et dans laquelle le mot confort doit toujours avoir une place quelque soit le domaine concerné. Londres joue la carte de l’occident, la carte de la tentation physique, la carte de la privation par la matérialisation. Comment changer de travail quand on a un ou plusieurs crédits, comment fuir une vie triste, comment changer d’environnement, de pays, quand on doit payer le crédit de sa voiture neuve et le loyer de sa nouvelle maison, ces biens si chères à l’esprit occidental qui peuvent se révéler superficiels aux grés des mésaventures psychiques de la vie. Ne vous en faites pas pour ceux qui travaillent dans le centre de Londres, eux, ne sont pas concerné par mes propos, par contre les autres… . Londres est à l’égal de l’œil du cyclone, au centre tout est calme mais autour ça bouge fort. Une passante me bouscule et s’excuse, elle vient de me sortir de ma pensée, de plus elle est mignonne et son tailleur lui va vraiment bien, j’adore Londres. Je décide de continuer mon chemin, un peu plus loin je tombe sur un magasin qui propose des vêtements à des prix défiants toute concurrence, il y a au moins une vingtaine de personnes qui sont assises sur le rebord de la vitrine du magasin, elles ont toutes le sac du magasin à leurs pieds, étrange ce magasin qui ne colle pas à la vision que j’ai de Londres. A l’intérieur il y a peut être un millier d’articles, le stock doit être impressionnant, tout comme le montant de la note, pas besoin d’avoir un bac S pour le calculer. Un magasin discount ici et en plus il cartonne, il fallait y penser et y croire, chapeau. Je repars pour d’autres découvertes, le décor change peu, dans ce coin les façades des immeubles sont toutes les mêmes et ça rend bien. Quelques immeubles de bureaux donnent un changement visuel, leurs styles varient un peu, voir beaucoup, ce mélange de style se mari bien avec les vieux immeubles et en même temps il peut paraître farfelue mais dans sa globalité je trouve que le résultat est intéressant. Les rues sont propres, aménagées peut être pas, elles assurent une bonne fonctionnalité de l’espace, il y a des espaces verts mais je trouve qu’ils en manquent. J’arrive dans un deuxième parc, il a l’air plus petit que Hyde Park mais sa taille est tout à fait convenable. Dire que Londres manque de parc se serait être plus qu’exigeant, quand je parle d’espaces verts, je sous entends de petits espaces verts. Sur le chemin j’ai vu un grand nombre de sandwicheries et c’est souvent les mêmes enseignes, les financiers, les bureaucrates et les touristes aiment les sandwiches. Bien sur il y a aussi un très grand nombre de restaurant et de pubs, religion Anglaise ou nordiste oblige. Je sors du parc, je vais essayer de trouver le métro pour aller à Piccadilly Circus, je n’ai jamais vu d’écrans géants en pleine ville. Je n’ai pas de plan ce sera au bonheur la chance, tout en marchant je regarde tous ces employés de bureau qui boivent leur café en même temps qu’ils marchent, à priori ils considèrent plus ça comme un liquide énergisant que comme un bon café. Je connais cette mentalité mais développé à ce point là c’est la première fois que je la voit, à mettre dans la case « Londres International » pour ne pas fausser ma répartie donc pour ne pas faire de hors sujet si je viens à parler de Londres car le vrai Londres, celui du peuple je ne l’ai pas vu. Je commence à me forger une image de ce centre ville et il est exotique, il est authentique, j’ai bien fait de venir ici. J’aperçois une entrée de métro, je prend un billet, il est valable pour toute la journée et il me permet de faire le tour du centre Londres en quarante cinq minutes, si mon souvenir est bon. Le premier train est rempli, je ne suis pas du genre à voyager en première classe, faut dire aussi que financièrement je ne peux pas donc c’est vite vu mais un train qui ressemble à un élevage de mouton pour moi c’est pas possible, si j’accepte ça alors ça veut dire que je pars sur un chemin qui n’est pas bon. Je vais attendre, il y en a un toutes les cinq minutes, le deuxième est comme le premier, j’attends le troisième. Ah celui là est beaucoup mieux, je descends à la troisième station, mon voisin de droite joue avec son portable celui de gauche avec sa tablette, le jeune qui est en face à des écouteurs vissés aux oreilles et la femme qui est à coté de lui ne vie pas au centre ville, elle l’indique par sa tenue vestimentaire, par ces chaussures et par son regard qui ne quitte pas une seconde le plancher. Je viens de passer la deuxième station, plus que quelques minutes et je vais voir de mes yeux ce que donne Picadilly Circus. Les portes s’ouvrent je descends et la foule s’engouffre, je pars en direction d’un air plus frais, plus vrai, dans les escalators il est écrit qu’il faut se mettre sur la droite. Je ne comprends pas tout de suite, jusqu’à ce qu’une personne me demande de me pousser, elle est plus pressée que moi, c’est limite si elle ne monte pas l’escalator en courant, en fait pour ce genre de personnes les escalators c’est des escaliers, après certains osent dire que le monde ne tourne pas à l’envers, c’est comme travailler pour cotiser à la sécurité sociale et tomber malade à cause de sont travail. Elle est bizarre quand même cette équation dans laquelle nous vivons, tout comme celle qui dit que jouer avec un ballon peut rendre très riche mais celle du ballon elle ne marche pas pour les boules, pourtant… . Je sors de la station, me voilà à Piccadilly Circus, ouais bah dis donc, c’est pas transcendant. Il y a quelques écrans géants et le reste du décor est le même que celui que j’avais tout à l’heure, par contre il y a plus de monde, je fais un petit tour pour voir si il y a quelque chose de spécial à voir. Je ne vois rien, encore une fois la notoriété a pris le pas sur la particularité. Je vais retourner du coté de Hyde Park, je vais voir si il y a de la place à l’auberge de jeunesse où je suis allé la dernière fois. Je sors du métro, le magasin de souvenirs qui est en face marche toujours aussi bien, je passe au petit supermarché qui est sur mon chemin pour acheter à manger pour ce soir. Après je longe le parc pendant cinq minutes puis je tourne à droite dans la rue où se trouve l’auberge, rien n’a changé, il y a toujours des jeunes entrain de fumer sur le perron. A l’intérieur, toujours la même ambiance, des dizaines de jeunes qui viennent d’un peu partout, je vais à la réception et je réserve un lit pour une nuit, je pense que demain je serais parti dans une autre ville. Je prends une douche et après je vais du coté de Westminster. La nuit est tombée, c’est le meilleur moment pour faire des photos car les lumières embellissent les monuments, les ponts, les immeubles et la Tamise reflète le tout. Ce coin est particulièrement beau, il y a Westminster, Big Ben, le pont qui va avec et l’œil de Londres. A cette heure là, vers 21h30, le nombre de pèlerins a bien diminué, ça rend le lieu encore plus appréciable. Je me cale le long de la Tamise face à ce décor grandiose, je sors ma nourriture et là, je suis bien, mon portable est éteint et le lieu est bien fréquenté, ça c’est un bon moment, dommage que je ne le partage pas, c’est mon seul regret, à ce moment là de ma vie, le passé n’existe plus et le futur non plus, je peux ressentir entièrement mon bien être à ce moment. Mais je ne suis pas bouddhiste, je n’ai pas leur savoir faire pour rester là toute la nuit à profiter. Je retourne au poulailler, demain j’irais voir Tower Bridge. Le réveil sonne, nan je déconne, le réveil est naturel, il est un peu plus de 10h. Une douche, je m’habille et je me casse, je pourrais prendre le petit déjeuner au poulailler mais je préfère m’acheter un paquet de gâteaux et un truc à boire dans un magasin. J’ai fais mes achats, je file au métro, hier j’ai eu droit au soleil donc aujourd’hui c’est nuageux. Je prends le métro comme si j’habitais ici, j’adore cette sensation, dans le train, mes voisins c’est les sosies de ceux que j’avais hier et les belles femmes sont toujours présentent, ce serait bien que je sois bon en anglais. J’arrive à destination, je passe par le château, si vous êtes français il ne deviendra pas un souvenir, j’aperçois, le pont, les deux tours me font penser à deux immeubles, deux immeubles qui ont les pieds dans l’eau et qui sont traversés par une route qui peut être levée. Quand le pont-levis se met en marche c’est assez impressionnant, pour moi en tout cas. Je cherche l’endroit qui me permettra de faire une belle photo, je traverse le pont, de l’autre côté il y a des bateaux qui sont atypiques, je m’en sers comme premier plan, je prends la photo, je regarde ce que ça donne et puis je me dis « avec ce ciel j’arriverais à rien, les belles photos à Londres c’est la nuit, sinon c’est un coup de chance météorologique ». Je retourne vers le métro, sur le chemin j’ai vu les policiers qui était dans une série cinq, au couleur de la police, payé par qui on sait. Je doute que ce cadeau les poussent à travailler plus efficacement. J’arrive dans un endroit où les immeubles sont tous imposants, ils sont gros, grands et classes. Ici le décor, est synonyme de force, de résistance et d’arrogance. la forêt du centre de Londres à une terre très fertile ou devrais je dire un engrais très fertile car ce n’est pas la terre Anglaise qui donne une telle richesse, d’où vient cette argent, ces milliards, combien de miséreux sont l’effet collatéral de ceux que je vois, ça sent le braquage mondial, ça sent le capitalisme à plein nez. Quand on prend, forcément on enlève, l’équation de la place financière de Londres est une erreur mathématique, si un jour l’erreur devient réelle alors ce sera le début du chaos et l’aube de la vérité, qu’on le veuille ou non, de toute façon on a déjà cassé la corde. Le capitalisme de nos jours à le sourire de la fierté, ce serait bien qu’il s’oriente vers le sourire du bonheur mais cela passe par l’équation de la nature, de son utilisation et de son respect, autant dire que ce n’est pas pour demain. Il en est de même pour le capitalisme des cultures, cultiver la différence dans le respect de chacun pourrait être un bon point de départ. Beaucoup s’arrêteront à ce mur artificiel qui dit « plus facile à dire qu’à faire », à quoi je répondrais « as-tu au moins essayer ». Un essai raté n’est pas un échec, c’est un pas de plus, bien sûr il faut être sur le chemin du bonheur, sinon c’est un pas en arrière. Je précise que mes propos sont, en premier lieu, fait pour être développés et non essayés J’ai besoin de me changer les idées, je n’aime pas ce que je vois, ce que je ressens, il faut que j’aille dans un environnement plus en phase avec la vie, avec l’homme et la nature. Je sais où je vais aller, je sais comment m’apaiser, direction mon souvenir qui se nomme « Costa Rica » et sa devise « Pura Vida ».